DIA NU’ELLA, LE « EDOOVI » QUI NE VOIT PAS SA CARRIÈRE SUR LE LONG TERME

PORTRAIT

Nous sommes débordés par le flux d’informations, mais certains sujets ne nous échappent pas. La vérité doit être dite et tel est notre devoir. Il ne s’agit pas de préjugés ni de préjudices. Ceci n’est qu’une analyse rationnelle des faits visibles. La rigidité d’une carrière musicale dépend de plusieurs paramètres. Mais principalement, la grandeur intemporelle d’un artiste dépend du message véhiculé. Le rappeur 2PAC en est l’exemple. Pas seulement lui mais si on veut rester dans nos frontières, je citerai un artiste comme King Mensah.

Ce à quoi on assiste aujourd’hui, c’est un déphasage total entre les pensées et les attentes. Notre génération pense une chose, et s’attend à son contraire. Les systèmes de pensées véridiques et évolutives semblent être déprogrammés. Ce n’est pas une invention, c’est un constat. La réalité est là devant tous.  Quand un nouvel artiste entre dans l’arène musicale et tente de se construire une carrière, ce que nous voyons c’est sa courbe d’évolution en fonction des produits fournis. C’est la fin qui justifie les moyens, et nous ne souhaitons qu’une fin heureuse et réussie à nos artistes. C’est pourquoi nous nous engageons à dénoncer la moindre négligence ou le plus petit défaut qui mettrait en danger la carrière de nos artistes ou de surcroît, celle de la jeunesse.

Tout commence il y a trois 3 ans avec une petite vidéo dans laquelle on remarque une petite fille innocente, sereine, pure et dénuée de toute souillure. Dia Nu’Ella venait de sortir sa reprise de « Stay With Me » avec comme réalisateurs Ekoue FLK & Wilfied SHN sous la direction de Ambrun PK3A avec qui elle bossait dans le temps. Puis s’en suivent une autre reprise de Bob Marley et sa vidéo candidate pour The Voice. Jusque-là, tout est bien ; Dia Nu’Ella demeure la petite fille innocente mais très vite les choses vont changer. Tout va changer. La jeune fille va se lancer dans une carrière professionnelle proprement dit ; elle change d’équipe et après plusieurs coups bas ici et là, elle se pose. Pas seulement d’équipe mais de thème : elle chante maintenant ce que son gars lui fait au lit (Mon Gars),  elle parle de comment son petit trou déracine de gros arbres (Edoovi).

Des titres bien accueillis par le public accueilli, ce qui n’est pas du tout surprenant puisque le thème abordé est le sexe et nous sommes tous présents quand ça parle de chatte, de fesses, de baises. Dia Nutella, Nu’Ella excusez-nous semble ne s’inquiéter en rien des problèmes de sa génération. Elle ne veut conscientiser personne, elle ne veut non plus aider qui que ce soit à retrouver le morale après une bonne écoute de ses morceaux. Sa passion, c’est embrouiller et réchauffer les esprits. Mettre du feu dans le mouvement, provoquer des sensations sexuelles exagérées.

Dia Nuella est intéressé par la dépravation et elle l’encourage sans remords. Son récent featuring avec le rappeur PIKALUZ est une preuve de plus. Ceci n’est pas un jugement, ce n’est que le résultat d’un constat. Nul ne saura dire le contraire, il suffit de mettre en repeat deux de ses morceaux pour avérer le constat. Mais le problème n’est pas Dia Nu’Ella. On ne peut imposer à un artiste un registre musical. La liberté d’expression veut que chacun fasse ce qu’il veut et dise ce qu’il pense. Dia Nu’Ella a fait son choix : se remplir les poches avant tout et peu importe le message véhiculé.

Nous posons la question aux organisateurs d’événement qui ont des thèmes exprimant des idées d’encouragement de valeurs et principes et des thèmes de sensibilisation comme le SIDA ou LE VIOL ou encore LA SCOLARITÉ. «Qu’espérez-vous apprendre à ceux que vous sensibilisez en faisant venir Dia Nu’Ella pour un concert ? ». Surement comment maitriser le sexe ? Parce que même si ce n’est pas dévoilé, le message est clair…

Sur une question posée par un site culturel en ces termes : « Parlant du précédent son titré ‘’Mon gars ’’ ensuite ‘’ Edoovi ‘’ et selon les bruits de couloir ‘’ Agbo ‘’ qui arrive. Avez-vous besoin d’être aussi vulgaire avant de passer aperçu dans ce monde musical ? », Dia répond : « Vulgaire ? Je pense pas qu’on l’a été une fois dans nos chansons parce qu’on utilise beaucoup de métaphores pour dire ce que vous et moi connaissons très bien. On reçoit à longueur de journée des messages venant des donneurs de leçons, mais on le prend en bien. 90% aiment ce que nous faisons, c’est largement suffisant. Aux 10% nous avons pensé à eux. Nous allons bientôt leurs offrir AGBO, un freestyle rien que pour eux(Rires). »

Le fait est que pour une fille, la carrière musicale peut décoller et ne jamais atterrir si elle passe le bon message et défend les bonnes causes. Puisque ce sont des taches qui collent à la profession de l’artiste. Certes ça paye sur le court. Et le long terme alors ? Quelle image pour l’artiste ? A la sortie de tous ces titres, nombres sont les sites qui parlent d’elle comme étant le nouvel espoir de la musique Togolaise. Ah oui ? Que doit-on dire de Ralycia alors ? De JoElle ? De Lilen ? K-Roll ? Elles deviennent quoi ?

Sommes-nous les seuls à noter une parfaite contradiction entre vos idées et vos attentes ? Je me vois en train de dire à haute voix ceci: NOUS VOULONS CE QUI EST JUSTE MAIS NOUS FAISONS PREUVE DE PARTIALITÉ. Nous ne pouvons espérer du changement dans un désordre idéologique. La différence que nous ne voulons pas voir entre ce qui doit être fait et ce qui se fait nous conduit à une seule conclusion. Aujourd’hui l’artiste est adulé parce qu’il raconte ce que nous avons envie d’entendre. Demain son tour passera et c’est en ce moment qu’on dira qu’elle a été son propre bourreau. Ne parlons plus de bonnes mœurs, ou des valeurs de la femme, ou de quoi ce soit. Ne parlons plus de changement, ni de dépravation de la jeunesse. Que chacun fasse comme il veut et vive le désordre. Au moins comme ça on aurait une direction fixe et une destination précise. Sinon, il faudrait vraiment arrêter de tous mixer, et commencer par vraiment faire la part des choses et dire à Diane de vraiment penser à sa carrière sur le long terme.

1 thought on “DIA NU’ELLA, LE « EDOOVI » QUI NE VOIT PAS SA CARRIÈRE SUR LE LONG TERME

  1. A voir même ses seins qui sont tombé sur l’affiche on dirait femme de 60 anns qui a allaité ses enfants fatigué, normal que c’est des chansons a traumatiser l’esprit qu’elle peut chanter, et au lieu que son staff la ramène à la raison et lui fasse établir une bonne base pour sa carrière, eux c’est l’argent que la petite va ramener qui les intéressent, et quand sa carrière en prendra un coup en route,, ils deviendront après des donneurs de leçon

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